Immigration: Trump se défend de viser les musulmans

 

 

 

 

Trump a beau se défendre de ne pas viser les musulmans, le décret fait tout de même beaucoup de bruit. Quelques jours à la Maison Blanche et le scandale est déjà au rendez-vous.

Les procureurs généraux (Attorneys General) de 16 États américains, représentant près d’un tiers de la population aux États-Unis, ont promis de combattre le décret «avec tous les moyens à leur disposition».

La tempête s’amplifie outre-Atlantique. Dimanche, le nouveau président Donald Trump a déclaré que son très controversé décret interdisant temporairement l’entrée aux États-Unis de ressortissants de sept pays (Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie, Yémen) ne visait pas spécifiquement les musulmans.

«Pour que les choses soient claires, il ne s’agit pas d’une interdiction visant les musulmans, comme les médias le rapportent faussement, a affirmé Donald Trump dans un communiqué. Cela n’a rien à voir avec la religion, il s’agit de terrorisme et de la sécurité de notre pays». Le nouveau président a en outre précisé que les États-Unis émettraient à nouveau des visas pour tous les pays une fois des politiques de sécurité du territoire américain mises en place, dans les 90 prochains jours.

Le Royaume-Uni obtient des exemptions

Le même jour, le Royaume-Uni a annoncé avoir obtenu une exemption à ces nouvelles restrictions pour ses citoyens naturalisés ainsi que les binationaux possédants la nationalité britannique et celle d’un des sept pays visés.

Signé vendredi, ce décret a provoqué un véritable tollé à travers le monde depuis son investiture, il y a moins de dix jours. Aux États-Unis, des manifestations se sont déroulées dans plusieurs villes américaines. Des milliers de manifestants étaient mobilisés, dimanche, devant la Maison Blanche. Les procureurs généraux de 16 États fédérés (sorte de ministres de la Justice), représentant un tiers de la population sur le territoire, sont eux aussi montés au créneau. «Nous condamnons le décret du président Trump, qui est contraire à la Constitution, aux valeurs de l’Amérique et illégal, et nous allons travailler ensemble pour assurer que le gouvernement fédéral obéisse à la Constitution, respecte notre histoire de nation fondée sur l’immigration et ne vise personne seulement à cause de sa nationalité ou de sa foi», ont affirmé les procureurs, tous démocrates, dans un communiqué publié dimanche.

Les procureurs promettent de tout faire pour combattre le décret «avec tous les moyens à leur disposition» et, en attendant, de faire en sorte «que le moins de gens possible ne souffrent de la situation chaotique qu’il a provoquée».

Outre la ministre de l’Illinois qui a pris l’initiative de cette déclaration, ont signé: la Californie, le Connecticut, le district de Columbia (la capitale), Hawaï, l’Iowa, le Maine, le Maryland, le Massachusetts, le Nouveau Mexique, New York, l’Oregon, la Pennsylvanie, le Vermont, la Virginie et Washington.

 

 

 

 

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