120.000 Syriens déplacés depuis le début des frappes russes

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Au moins 120.000 Syriens ont été contraints de se déplacer dans leur pays depuis fin septembre et le début des bombardements de laRussie dans ce pays ravagé par la guerre, a accusé mercredi la diplomatie américaine.

« Depuis qu’ont commencé les frappes russes en Syrie, au moins 120.000 Syriens ont été déplacés, conséquence des offensives du régime appuyées par les frappes russes dans les villes de Hama, Alep et Idleb », a déclaré la secrétaire d’Etat américaine adjointe pour le Proche-Orient, Anne Patterson, devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants du Congrès.

Ces chiffres avaient été donnés la semaine dernière par les Nations unies mais c’est la première fois que l’administration américaine les reprend à son compte et accuse directement Moscou.

D’après la secrétaire d’Etat adjointe pour l’Europe, Victoria Nuland, qui témoignait aux côtés de Mme Patterson devant la commission du Congrès, « depuis que les opérations russes de combat ont commencé en Syrie, la Grèce a enregistré son flux migratoire hebdomadaire le plus élevé pour 2015, avec environ 48.000 réfugiés et migrants étant passés de la Turquie à la Grèce ».

Mme Patterson a encore estimé que « l’intervention militaire russe (en Syrie) avait dangereusement exacerbé un environnement déjà complexe ».

La haute diplomate américaine a une nouvelle fois accusé « les frappes russes d’avoir visé jusqu’à présent de manière prédominante des régions où l’Etat islamique n’est pas présent (et) d’avoir ciblé au contraire l’opposition syrienne modérée ».